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 L'Histoire de l'Hospice de Morroland

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TiGond
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mer 19 Oct 2005, 03:16

Tôt le matin, une voiture s’arrêta au 77, rue des Morrolandeurs, juste en face de la grille de l’Hospice.
Le Directeur d’icelui, TiGond, descendit. Il respira profondément et avec une intense satisfaction l’air de ce petit coin de pays qu’il avait appris à apprécier avec le temps et qu’il était heureux de retrouver par ce petit matin d’automne.
Six mois qu’il était parti de l’Hospice, six mois pendant lesquels il avait rencontré un nombre inimaginable de gens et parcouru pratiquement la terre entière à la recherche du secret du Comte de Valadinium.
Il était un peu furieux d’avoir passé tout ce temps qu’il estimait avoir perdu car les résultats de ses recherches lui semblaient proches du zéro tant ils étaient ténus et infimes.
Il referma la grille du parc avec précaution pour ne pas réveiller les vieux pensionnaires qui devait encore dormir à cette heure.
Il lui sembla voir la silhouette du gardien Grodoudou sortir par la petite porte de coté.
« Il faut absolument que je le vois au plus vite » pensa-t’il.
En effet, si ses recherches n’avaient pas abouti, il revenait quand même avec quelques indices et des documents précieux concernant une étrange histoire de Barbe, de Vase de Soisson et de Fils spirituel ou illégitime du Comte de Valadinium. Et le nom de Gontran Gradudos était revenu à maintes reprises dans ses conversations avec des historiens reconnus du monde entier. Il le savait, Gontran Gradudos était l’aïeul de son fidèle gardien Grodoudou. Depuis quelque temps, il lui était apparu que Groudoudou n’était pas seulement le gardien dévoué dont il donnait l’image sereine et paisible mais qu’il était là pour une mission bien précise.
Cela n’était pas encore bien net dans son esprit mais il s’était juré dans sa cabine, à bord du steamer par lequel il était revenu de Papouasie Occidentale, de faire toute la lumière sur ce profond mystère qui planait sur le domaine.
L’escalier et les couloirs de l’Hospice étaient calmes, pas un bruit ne transperçait. Il gagna son bureau non sans s’étonner d’une étrange odeur de fumée qui lui fit penser à un feu de cheminée, mélangé à un parfum indéfinissable de vieux parchemins. Cela lui remis à l’esprit sa bibliothèque de la salle à manger où il avait réuni un grand nombre de livres historiques glanés çà et là au hasard de ses pérégrinations. Il songeât également à sa collection unique et rare de très anciens documents échappés d’un incendie terrible et ravageur qui avait eu lieu dans un château fort du moyen-age lors de l’inquisition. Il les avait rangé précieusement, avec l’aide de Groudoudou, dans un cave dissimulée sous la maison de Gardien et qui était accessible par une combinaison secrète dans le réfrigérateur. Il sourit légèrement au souvenir de la mise en place de cette combinaison digne des plus grands mages de Vvardenfell.
La porte de son bureau était entrouverte mais tout semblait à sa place. Il y avait dans un coin deux valises abandonnées. Il se dirigeât vers elles pour voir quel était le nom du propriétaire : « Académie d'Acucurbitassinaripal-Poilaubral – Iannanis, Barde Morrolandaise ».
Instantanément, il se rappelât le message de son ami Vendren Hlaahutte de l’Académie, qui lui annonçait l’arrivée de sa meilleure élève qu’il lui envoyait pour l’aider dans son enquête.
Son ami lui avait aussi indiqué qu’elle se prenait pour la Castafior mais qu’elle avait quand même un joli brin de voix. « Nous ne sommes pas château de Moulinsard » pensa-t’il « mais on pourra peut-être organiser un ou deux concerts pour les pensionnaires ».
Il s’assit derrière son bureau et se mit à songer aux événements de ces six derniers mois.
Son homme de confiance, Lord Zébra, l’avait tenu au courant au jour le jour, de tout ce qui se passait à l’Hospice. Il savait ainsi que Pitoun, son infirmière en chef, était partie investiguer aux Iles Caîmans et en Birmanie dans le cadre de son mémoire sur l’amélioration de l’espèce humaine. Les résultats de ses études, il le savait, lui apporteraient des éléments de ses connaissances historiques car, il le pressentait, les événements obscures de l’Hospice étaient liés directement ou indirectement aux recherches mondiales en cours sur le clonage des êtres vivants et de l’homme, en particulier.
« Il va falloir également que je vois très vite Rojahnn, l’Econome pour avoir un compte-rendu précis des dépenses de ces derniers mois et de l’usage des fonds spéciaux débloqués par mon copain Sarre de Cosie du Ministère de l’Economie » pensât-il .
Il se prit à penser à deux œufs au plat avec du pain beurré, accompagné d’un verre de cet excellent petit vin de pays provenant de son cousin Vincent Poursant, viticulteur dans le Pas-de-Calais.
Mais le décalage horaire eut raison de cette envie culinaire et il s’endormit doucement, les pieds sur son bureau.


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Iannanis
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mer 19 Oct 2005, 14:25

"PFRRUUUUIIITT !" Un sifflet retentit pour la fin de la mi-temps.

better_king.II a écrit:

Il fut percuté par l'emplumé qui rammassa l'assiette...

"Un emplumé a pris l'assiette ?" s'écrie Iannanis, "qu'est-ce que c'est que cette histoire ?"
Puis, jugeant délicate la situation dans laquelle elle se trouve, elle s'adresse à GraveWorm :
"Jeune homme, j'ai été ravie de faire votre connaissance, et flattée que vous ayiez choisi de tomber dans mes bras plutôt que dans ceux de la liche, mais si vous le permettez nous remettrons cet entretien si intéressant à plus tard, j'ai d'abord une affaire urgente à conclure."
Elle s'extirpe de l'étreinte avec la souplesse d'une couleuvre avant de s'apercevoir que son mystérieux partenaire a totalement disparu.
"Non,mais vraiment, là, c'est vexant !" murmure-t-elle.
Et elle s'élance à la poursuite de l'assiette qu'un corbeau a confondu avec un fromage, et qui s'envole avec sa proie pour se percher _ car il faut qu'un corbeau soit perché _ sur la tête de Shéogorath.

" Sonnez donc la trompette et battez les tambours !
En l'honneur de la guerre, en l'honneur des amours !
"
chantent en choeur et au pas les petits soldats, à présent entrés en lutte contre les squelettes de Keskipu-Selboucq, qui encourage ses troupes en battant l'air de sa longue faux.

Valadinium pousuit son lapin de concours, dont il se demande comment il a pu s'échapper de son clapier. Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth appelle à grands cris le corbeau qu'il a invoqué en récitant ses fables, et qui refuse catégoriquement de quitter son perchoir, et même d'ouvrir son bec et de lâcher sa proie, car il connait l'histoire et sur ce coup-là, vraiment, on ne l'aura pas !
Iannanis tente de léviter afin d'atteindre le volatile :
"Je suis Titania la blonde
Je suis Titania fille de l'air...
"
Mais elle ne réussit qu'à obtenir des billets d'avion pour Cythère, cet heureux séjour, pays des Amours.
"Et vous croyez que ça m'amuse !!!" s'écrie-t-elle si furieuse qu'elle empoigne un squelette, le démembre en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, balance les morceaux sur les autres, avant d'en saisir un second par le cou, qu'elle fait tournoyer au-dessus de sa tête.
Les petits soldats redoublent d'ardeur :
Gloire immortelle de nos aïeulx
Sois-nous fidèle, mourons comme eux ...!
"
Les squelettes reculent sous la brusque poussée et bousculent Pouss'Toah'Dlah, qui tente d'appeler les forces infernales à la rescousse :
"Der Hölle Rache
Kocht in meinem Herzen !
"
Malheureusement il s'étrangle au moment de cocoter ses aigus.
"Serre les fesses, ma poule !" lui crie Iannanis.
Aussitôt, l'incantation manque, et Pouss'Toah'Dlah se transforme en poule.
Le lapin l'a repèrée : il se jette dessus, l'avale d'un coup avant qu'elle ait eu le temps d'émettre la moindre prostestation. Ainsi finit le Père Supérieur Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth.
Mais voilà le lapin allourdi, à présent, et quelque peu handicapé car les plumes indigestes l'obligent à tousser et cracher tripes et boyaux. Valadinium profite de l'occasion pour saisir l'animal, mais l'intervention de Iannanis lui sauve la mise :
"Profitons bien de la jeunesse
Bien court, hélas, est le printemps !
"
Et voilà Valadinium redevenu nourrisson.Certes, l'incantation n'a réussi qu'en partie : le nourrisson est tout ridé et frippé. C'est une vision absolument cauchemardesque. Mais Valadinium est hors d'état de nuire.

"...Et sous ton aile, soldats vainqueurs,
Dirige nos pas, enflamme nos coeurs !

Continuent les petits soldats en tirant en l'air avec leurs petits fusils à baïonnettes, comme autant de petits pétards, qui enflamment les squelettes et rendent leur avancée difficile à force de marcher sur des aiguilles.
Keskipu-Selboucq a perdu ses alliés mais n'est pas abattue.
"Casse-toi Diva!
lance-t-elle à Iannanis, en reprenant le célèbre air de la Norma qui l'a rendue muette.
Iannanis, n'a pas vu venir le coup : la voici muette à son tour, incapable d'articuler le moindre son, réduite à se maudire intérieurement de n'avoir pas suivi les cours en option du ventriloque-pétomane, quand elle était à l'Académie d'Acucurpouetpouet.
La fureur l'aveugle. Sans réfléchir, elle fonce dans le tas, trébuche sur ses petits soldats, tombe à terre, à portée de faux de la liche. Celle-ci abat son arme qui vient heurter le sol avec une telle violence que la statue se met à vasciller dangereusement, le corbeau s'agite, ouvre le bec pour protester, laisse tomber l'assiette au pied de Shéogorath qui l'écrase.
Un grondement formidable semble surgir du fond des entrailles de la terre.
Keskipu-Selboucq se met à hurler tandis qu'elle gonfle, gonfle comme un ballon.
Iannanis allongée sur le sol se bouche les oreilles et ferme les yeux.
Un énorme "BOUM" retentit et se répercute dans toutes les parois de la salle : à force de trop gonfler, la liche a finit par exploser, libérant des effluves nauséabondes insupportables.

Quelques longues minutes plus tard, Iannanis ouvrit à nouveau les yeux et se déboucha les oreilles : le calme était revenu, l'insoutenable odeur était partie, la salle était vide, sans aucune trace de bataille. Plus de lapin, plus de corbeau, de bébé frippé, de prisonniers, de soldats, de tas d'os, de bouts de liche...
Seul un beau jeune homme imberbe, au regard troublant, au sourire malicieux et à la grâce toute féline semblait attendre qu'elle daignât se relever.
Iannanis aurait bien voulu dire quelque chose, mais d'une part elle était muette, et d'autre part ses hormones commençaient à s'affoller, ce qui la faisai rosir légèrement et l'empêchait d'esquisser le moindre mouvement, mis à part un haussement de sourcils signifiant la surprise.
Le jeune homme rit, tendit une main secourable et déclara :
"Je me présente : Shéogorath, en chair et en os, pour vous servir... Oui je sais, je ne ressemble pas à la statue, mais je me suis fait avoir par le sculpteur. Il a dû trouver que sa femme assistait trop souvent aux séances de pose."
Iannanis se disait qu'elle aurait bien aimé, elle aussi, assister au séances de pose. Shéogorath continua :
"Eh bien, Iannanis, si nous passions aux choses sérieuses ?"
Les joues de la demoiselle virèrent à l'écarlate, les hormones passèrent la cote d'alerte, elle s'arrêta de respirer et crut qu'elle allait s'évanouir.
"Je parlais de l'explication promise, bien entendu", ajouta le dieu.


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Sky
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mer 19 Oct 2005, 17:31

Dans le jardin, je vois un homme étrange qui arrive, sonne et se dirige vers l'entrée de l'hospice... Malgré l'étrange impression qui se dégage du bonhomme et de l'endroit... je décide d'aller a sa rencontre. Cet homme, rouge de colère semblait perdu dans ses pensées, suite a un échec.

Allons-y.. mais emportons cette fourche au cas ou.
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TiGond
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Jeu 20 Oct 2005, 03:31

TiGond s’éveillât doucement de son sommeil réparateur qui avait été dérangé une ou deux fois par des bruits épouvantables dont il ne pouvait déterminer l’origine. Cela avait été des bruits de lutte, de bagarre, de fracas, de cris perçants. Il savait cependant par son informateur que Iannanis la Diva était en train de régler, à sa manière, l’éradication de Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth, de la liche Keskipu-Selboucq et ses squelettes, aidée en cela par son fameux lapin fidèle et mangeur d’andouilles qu’elle avait fait apparaître grâce à ses pouvoirs magiques.
Il pensa à ce qu’il avait lu sur de vieux documents en Papouasie occidentale. Ces documents retraçaient l’histoire d’un Prince du sang, Shéogorath qui avait été changé, il y a très longtemps par le mage maléfique Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth, en statue de pierre et affublé d’une fausse barbe par le fils spirituel de Comte de Valadinium. Il avait alors 25 ans.
« Iannanis a certainement réussi sa mission » pensât-il. « J’espère aussi qu’elle a réussi à retrouver les deux premiers faux clones ». Ces clones de TiGond lui-même et de Sadruddin avaient été réalisés par des dissidents de l’Hospice, emmenée par le sinistre Général de Cul de Jatte, son ennemi personnel. Ils avaient profité de son absence pour s’emparer des premiers résultats des recherches de ses équipes et créer ces deux doubles. Il n’aimait pas cela car il n’était pas sûr de l’entière réussite de ces clonages et s’inquiéter de les voir utiliser pour d’autres objectifs inavouables à la place de leur véritable destinée humanitaire.
« J’ai confiance en la Castafiore » se dit-il avec un petit sourire, « elle saura les détruire sans leur faire trop de mal ».
Il alla ranger ses affaires dans sa chambre et prendre une bonne douche qui le remis complètement sur pied puis redescendit dans le hall.
Il entrât dans la Bibliothèque et ce qu’il vit le surpris si vivement qu’il en reculât de deux pas en arrière. L’odeur étrange qu’il avait sentie à son arrivée provenait de la cheminée dans laquelle il pouvait encore voir des restes de ses précieux livres et parchemins qu’il avait mis si longtemps à retrouver et à regrouper. Il en ressentit une très vive tristesse mais se ressaisit aussitôt à la vue du pauvre être qui gisait dans le gros fauteuil de cuir. En s’approchant, celui-ci s’écriât : « Ne bougez plus, ceci est une Intervention Fédérale ! ». Il reconnut GraveWorm, le fils de son vieil ami André Devers-Churen qu’il lui avait dépêché pour l’aider à finaliser ses recherches. En effet, Graveworm avait fait une maîtrise sur la reproduction des vers de terre à travers les siècles. TiGond savait que les vers et en particulier ceux des tombes dans les cimetières, avaient la particularité de se dédoubler à la naissance, effectuant ainsi naturellement un clonage parfait d’êtres vivants. Graveworm pouvait donc l’aider à avancer plus rapidement dans ses recherches.
Voyant l’état de son protégé, il fut soudainement inquiet. « J’espère que ce n’est pas irréversible » se dit-il. Il se demandât qui avait bien pu le perturber ainsi. Il pensa tout de suite aux méthodes expéditives de Iannanis et s’en trouvât fort contrarié.
Il se dirigeât vers l’infirmerie mais celle-ci était déserte.
Il décida d’aller voir Grodoudou le Gardien pour avoir une explication.
En sortant, il lui semblât entendre des rires et des gloussements de jeune énamourée. « C'est curieux, on dirait Iannanis » pensât-il.


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better_king.II
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Ven 21 Oct 2005, 17:35

Le jeune enfant regardait la scène... un jeune homme nu, avec un femme bavant, en extase devant ce dernier...
L'enfant regarda l'ex-statue... Le jeune homme qui était apparu avait copier sa façon de s'habiller, L'Enfant n'aimait pas ça.
C'est ainsi qu'il se tourna vers l'ancienne statue.

"bonjour. je suis désolé d'avoir occuper votre jambe pendant un certain nombre d'année... Je m'excuse aussi de vous avoir rasé"

En effet, le jeune homme était nu, et avait une grande douleur dans la jambe... L'enfant continua :

"Si ça vous tente de la récuperer, j'ai jeté votre ancienne barbe dans un puit, je ne sais trop où."

Sur ces mots l'Enfant se retourna et prit la porte. Il avait entendu que la statue se trouvait en dessous d'un hospice permettant la réinsertion dans la vie... Il trouvera peut-être... son bonheur...
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Iannanis
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Ven 21 Oct 2005, 23:30

Shéogorath et Iannanis regardèrent la créature étrange à l'apparence enfantine qui s'éloignait en trottinant. Iannanis ne put cacher son incompréhension de ce qu'elle venait de voir et d'entendre.
"Il ne faut pas lui en vouloir", déclara Shéogorath en haussant les épaules, "il a l'esprit un peu dérangé et parfois sujet à des hallucinations, à force d'être tenu enfermé par ses parents dans une statue... n'est pas un dieu qui veut pour résister à un tel traitement !"
Ils laissèrent l'Enfant s'éloigner à son tour.

Puis Shéogorath dit :
"Je sens que tu meurs d'envie de connaître le fin mot de l'aventure :
Ecoutez, bonnes gens, c'est une sombre histoire
Les murs de cette salle en gardent la mémoire

Elle a commencé il y a longtemps déjà, lorsque Molag Bal gardait Boéthia et ses 99 amants. Il m'avait demandé de lui trouver un partenaire de jeu, car la dame prenait son temps et il s'ennuyait ferme. Comme j'étais occupé, à ce moment, à poser pour le sculpteur qui a réalisé cette statue si peu ressemblante, je lui envoyai mon fidèle ami Max Ionnaise de Calembourg, qui avait un esprit du diable et le grain de folie nécessaire à rendre intéressante l'heure la plus rébarbative. Malheureusement, l'opération fut un total fiasco. Apparemment, Max avait trouvé amusant de se faire passer pour une jeune femme, et il y réussit si bien qu'il s'empara de tous les trésors que Molag Bal lui offrit en échange de ses faveurs.
Mais la plaisanterie ne s'arrêta pas là :
La déesse Boéthia, adroite,
A ce galant,
Donna son coeur, et la joue droite,
En même temps.
Et dans son amoureuse ivresse,
Max, Max, Max
Ecoutait venir sa maîtresse
Boéthia profita de l'occasion pour prolonger son expérience des hommes.
Molag Bal découvrit la supercherie lorsqu'un amant plus impatient vint se plaindre que la déesse ne respectait pas le temps réglementaire, et souffrait un peu trop souvent de la migraine. Le dieu mena son enquête :
Un soir Max, avec épouvante,
N'étant point sourd,
Trouva le pas de son amante
Quelque peu lourd.
Ca lui mit la puce à l'oreille
Trop tard, Hélas !
Ah! que ne se sauvait-il la veille,
Ce pas.. ce pas !

C'était le pas de Molag Bal qui ne goûta pas du tout la plaisanterie : il se vengea en transformant le fautif en lapin de concours qu'il offrit au Marquis de Valadinium, et envoya à mes trousses le Père Supérieur d'Acucurbitassinaripal-Poilaubral, le puissant mage Pouss'toah'Dlah Keujmimeth. Celui-ci m'enferma dans la statue que tu vois, et la fit transporter ici, au sanctuaire de Céparhissilassorti, sous le domaine du Marquis de Valadinium. En même temps il emmena la femme du sculpteur, Gertrude Keskipu-Selboucq, et pour être sûr qu'elle me garderait bien, il lia son existence à l'assiette qui servait à sceller ma prison (quelle drôle d'idée !).
Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth retourna à l'Académie. Gertrude s'ennuyait, d'autant plus que je ne pouvais pas sortir. J'essayai d'attirer le Marquis de Valadinium par l'intermédiaire de mon lapin Max, afin de me libèrer, mais lorsqu'il parvint ici, Gertrude le séduisit et céda immédiatement à ses avances, quelle poisse! Ils eurent même un enfant tous les deux, qu'ils cachèrent dans la statue. La dame était coquette et elle voyait le temps passer sur elle, qui la flétrissait : elle décida que Valadinium organiserait des fêtes dans son domaine et lui livrerait des convives choisis afin qu'elle puisse s'abreuver et se nourrir de leur jeunesse pour conserver la sienne. Malheureusement, cela tourna mal : Gertrude ne réussit qu'à se transformer en liche puante, une horreur absolue.
Toutes les tentatives que je fis pour me débarrasser de ce monde-là échouèrent lamentablement, jusqu'au fiasco de Soisson, auquel j'avais pourtant envoyé mon lapin toujours fidèle, quoique fortement préoccupé par l'aspect de sa fourrure.
C'est le vol de la barbe par le fils de Gertrude et Valadinium qui me donna une idée de génie pour attirer du monde et activer ma délivrance : Molag Bal avait promis le pouvoir suprême aux Pères Supérieurs d'Acucurbitassinaripal-Poilaubral lorsqu'ils auraient vidé le Tonneau des Danaïdes à la paille (hé ! hé ! c'est encore une idée à moi, ça, et Molag Bal ne s'en est même pas aperçu). C'est une tâche longue et fastidieuse. Je fis courir le bruit qu'on pourrait fabriquer une paille enchantée, capable de vider le Tonneau en quelques aspirations, avec un poil de ma barbe. Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth rappliqua immédiatement sur les lieux, poussé par son ambition démesurée, fit du chantage à la liche et à Valadinium pour leur faire révèler un secret dont ils étaient complètement ignorants. La situation dura ainsi très, très, très longtemps, crois-moi ! le domaine changea même de propriétaire entretemps, le nouveau se livrant aussi à des expériences étranges (il semble qu'un air de folie règne ici, et je pense que ma présence y est pour quelque chose...), quoique d'un autre style.
Heureusement, les Pères Supérieurs n'avaient pas renoncé à la barbe. Mais cette fois je pris mes précautions : je décidai d'attirer ici la personne la plus qualifiée et j'organisai une série de tests pour cela : la pêche à l'huître à poils ras, par exemple, ou encore aller tuer un netch géant à la fourchette. Je dois dire à ce propos que ta capacité à accepter les défis les plus tordus, comme si c'était les choses les plus naturelles du monde, m'a stupéfié. Bon, d'accord, le fait que tu sois une fille réduisait les chances de séduction de Keskipu-Selboucq, et c'est vrai, tu me plaisais bien, mais enfin...
Bref ! Donc, j'ai tout fait pour t'amener jusqu'ici et j'avoue que le résultat a dépassé toutes mes espérances, qu'en dis-tu ?"

Iannanis, bien que flattée, était toujours muette et incapable de répondre.
"Ah ! c'est juste" répliqua Shéogorath, "tu as perdu l'usage de la parole. Il y a un moyen simple de le retrouver, si tu consens à m'embrasser."
Iannanis examina rapidement le choix qui s'offrait à elle, et il lui apparut très clairement qu'il n'était plus temps de jouer les jeunes filles effarouchées. Elle se jeta goulument sur Shéogorath, que la soudaine étreinte troubla au point de le faire pâlir.
"Heu..." fit-il quelques instants plus tard en reprenant son souffle et ce qu'il pouvait de ses esprits, "décidément tu es très prometteuse... et heu... imprévible."
"Je voulais être sûre de récupèrer TOUTES mes capacités vocales", répliqua la bardesse.
"Et puis j'attends ma récompense", ajouta-t-elle d'un ton très résolu en fixant ardemment ses yeux sur ceux du jeune homme qui commença à trouver le fond de l'air un peu chaud.
Il brandit les deux billets d'avion pour Cythère que Iannanis avaient laissés tomber dans la bataille.
"Que dis-tu d'aller faire un tour là-bas?"
Elle sourit : finalement, d'un mal pouvait naître un bien inespéré.
"Ah oui ? C'est d'accord, je te prends à l'essai !" dit-elle avec un formidable aplomb.
"A l'essai ? Je rêve ! C'est toi, cocottoune, qui a intérêt à être à la hauteur! je suis un dieu, n'oublie pas !"
"Ouais ! mais si j'en crois ce que disent les déesses, vous promettez plus que vous ne tenez !"
"Bon, bon " répondit en riant Shéogorath, "je te jure d'être à la hauteur de mes promesses, voilà ! Satisfaite ?"
"Ca, on verra plus tard, mais c'est un début. Et mes bagages ? Et l'Académie ? Je vais rentrer bredouille !"
"Tes bagages, tu n'en auras pas besoin, et pour l'Académie, tu n'y retourneras pas, je te garde. Je leur ai envoyé le lapin Max avec une petite surprise de ma façon... Mais filons d'ici où nous n'avons plus rien à faire !"
Il serra davantage la jeune femme qui roucoula d'aise, et ils disparurent à leur tour, laissant le sanctuaire secret totalement vide... du moins le croyaient-ils. Et d'ailleurs ça n'avait plus aucune importance. sunny
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Rojhann
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mar 25 Oct 2005, 20:53

Devant ce spectacle qui s'enchaîna à la vitesse d'un escargot à fusion thermo-nucléaire, la seule réaction de Rojhann fut un léger tremblement du sourcil gauche (comme quoi on en revient à parler de poils).

Il ne trouva cependant pas acceptable que tout cette histoire se termine sur un rendez-vous romantique et une conclusion lyrique digne des plus belles strophes de BHL (Berto de la Hizquierda Latenta).

Il décida donc dans une imperceptible pulsion éléctrique que son bras devait vérifier une théorie excitante.

Son coutelas d'ivoire jallit de ses mains, et tout en criant à pleine puisssance pneumonale "ROOOOOOOOJJJJJJJJJJJJHAAAAAAAAAAAAAAN!"

Le bien cédé par son père adoptif mourant sous les décombres projeté par un volcan peu sympathique, attérit dans le dos de Shéogorath

Celui-ci, en même temps que sa pseudo-divinité, s'effondra dans un bruit sourd d'enclume sur un coussin de peau d'alligator.

Rojhann, décida que la tanière du soleil levant attendrait, et s'élança vers le corps inerte.

"Ceci n'est pas une divinité, mais bel et bien un mortel ennuyeux!" déclara t-il

_________________
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TiGond
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mer 26 Oct 2005, 03:35

Ne trouvant pas Groudoudou, TiGond revint sur ses pas en se promettant de le chercher plus tard.
En passant à coté de la sortie de l’arrière-cuisine, il entendit des geignements sourds.
Il s’arrêta et regarda autour de lui.
Dans un buisson épais, il aperçut deux corps allongés dans l’humus humide de cette arrière saison.
Il s’approcha et découvrit, avec stupeur, Iannanis, en larmes, qui tenait dans ses bras un bel éphèbe plein de sang et dans le dos duquel était fiché un poignard à manche d’ivoire.
Il reconnut immédiatement celui de Rohjann. Il se dit qu’il réglerait ce mystère plus tard mais qu’il était urgent d’emmener le blessé à l’infirmerie. « Tiens, à propos, je n’ai pas encore revu T’Choupi et Pitoun n’est pas là » se dit-il en aparté. Il aperçut , par terre, une enveloppe qu’il prit dans sa poche.
« Prenez-le par les jambes » lançât-il à Iannanis qui semblait avoir perdu tous ses moyens.
Péniblement, ils amenèrent le jeune homme blessé et inanimé dans le local de l’infirmerie.
« Allez, remuez-vous, au lieu de rester là comme une andouille » dit-il, peu aimable à la jeune femme. Celle-ci murmura « andouille !! » et elle donna l’impression de se réveiller d’un mauvais rêve. Elle devint alors extrêmement efficace, installât confortablement le blessé sur la table de soin, sortit les boites à pansements, les liquides antiseptiques, des seringues, enfin tout le matériel nécessaire pour soigner le jeune homme.
Elle demanda à TiGond d’aller dans son bureau pour lui ramener sa valise qu’elle y avait déposée.
TiGond partit en maugréant, récupéra l’objet et revint à l’infirmerie.
Arrivé à la porte de celle-ci, il stoppa net et regarda par l’ouverture de la porte qu’il avait laissée à moitié fermée.
Il vit Iannanis retirer doucement le couteau du dos du blessé, ce qui lui arracha une plainte sourde. Puis, Iannanis sortit de sa poche une énorme andouille dont elle fit plusieurs tranches épaisses en se servant du coutelas à manche d’ivoire. Intrigué, TiGond décida de rester où il était pour voir ce que Iannanis allait faire.
Elle posa soigneusement les tranches d’andouille sur la plaie béante, sortit à nouveau de sa poche une sorte de fourrure de lapin qu’elle passât délicatement sur l’ensemble en murmurant ce qui semblait être une mélopée magique d’un sorcier de l’Afrique australe. Abasourdi, TiGond vit le sang s’arrêter de couler, la plaie se fermer et le jeune homme ouvrir les yeux.
Il sourit dans sa barbe et repensât à l’étiquette sur la valise, « Académie d'Acucurbitassinaripal-Poilaubral – Iannanis, Barde Morrolandaise ». Il remercia par la pensée son ami Vendren Hlaahutte de l’Académie qui lui avait envoyé Iannanis.
« Je lui parlerai plus tard » se dit-il et il posa sans bruit la valise près de la porte et s’éloigna à pas feutrés. Il se dit qu’il fallait qu’il retrouve Rojahnn au plus vite car celui-ci semblait avoir été rattrapé par ses démons d’antan.
Il se heurta dans le couloir à la horde des pensionnaires qui sortaient de la cantine, des miettes de gâteaux mous encore accrochées à leurs vêtements. Il eut beaucoup de mal à se débarrasser, en particulier de Robert Krakasuki, l’élu AGDP (Aile Gauche du Dortoir des Pensionnaires) qui voulait absolument lui lire la liste des récriminations et desiderata de tous ces anciens Pnjs de Vvardenfell.
« Font chier » pensât-il et il sortit de nouveau dans le parc de l’hospice.
« Il est temps de faire quelque-chose » pensât-il. « Je dois absolument remettre en route le plan D sur les rails et tout d’abord finir rapidement les recherches sur le clonage. ».
Content de cette décision, il se dirigea vers le fond du parc et arrivât, au bout d’une bonne demi-heure de marche à travers les bois devant ce qui semblait être une masure abandonnée.
Il sortit une grosse clé de sa poche, ouvrit la porte et pénétrât dans la petite maison.
Une fois à l’intérieur et après avoir refermé la porte à clé et activé une sorte de bouclier invisible de protection, il poussât un énorme soupir de satisfaction de se retrouver dans « son » monde et regardât autour de lui.
L’environnement était saisissant !
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mer 26 Oct 2005, 12:03

Le jeune garçon errait dans les jardins de l'hospice... Il avançait sur le gazon pieds-nus, le regard foulant l'herbe qui lui carressait les chevilles. Il était assez perturbé par les êvenements qu'il venait de subir.

Il est sûr qu'après avoir vécu cloîtré dans la jambe d'une statue qui en réalité était un vrai homme, l'on est pas forcemment près à assister à un combat d'andouilles contre des soldats de plombs...

Pour lui, il doit trouver le directeur de cette asile... Il continua à errer dans l'herbe mouillé par cette fin de saison pendant une bonne heure lorsqu'il trouvât une porte laissée entre ouverte. Il s'y faufilla (et non pas faux-filets je sors ).

Après avoir errer une heure dans les jardins de l'Hospice de Wormgond, il erra pendant trentes minutes dans les couloirs de cet Hospice. Il y croisait des anciens PNJs recouvert de miettes de biscuits mous à ce qu'il pu constater... Il arriva à une porte d'où sortait de la lumière, et des bruits, une jeune femme riait de joie et un autre homme faisait "tchin-tchin" avec des seringues pleines...

Il entra dans la pièce, Il vit la jeune femme qu'il avait aperçu dans les souterrains, et le propriétaire de la jambe qu'il avait habitée, ainsi qu'un vieux monsieur qui ressemblait à un directeur. Il s'approcha du cadavre... C'est là qu'il vit de belle tranche d'andouillette reparties sur le corp du Dieu. Pour je ne sais quelle raison, la faim vint le saisir et c'est ainsi qu'il se saisit d'une des tranches d'andouillette.

Pendant qu'il finissait de manger sa tranche, il s'exclama à haute voix :

"Vous savez où je peux trouver le directeur de ce lieu ?"

Il dit ces paroles pas très clairement car il avait comme dit plus haut de l'andouillette dans la bouche...
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mer 26 Oct 2005, 19:06

Iannanis et Shéogorath saluèrent l'enfant presque avec indifférence.
"Attendez donc ici qu'il revienne" dit simplement la barde. Puis considérant qu'il devait être affamé, elle lui tendit des restes d'andouilles en lui conseillant de les faire cuire, c'était meilleur.
Elle se tourna vers le blessé pour ne plus s'occuper que de lui. Une voix obsédante lui chantonnait à l'envi :
Pars, pars pour Cythère
Gagne promptement
Ce pays charmant,
Gagne ce séjour
où règne l'amour !

"Oui" , se dit-elle, "je suis épuisée, j'ai besoin de repos."
Elle laissa un petit mot au directeur : elle remerciait d'avoir permis d'éviter un drame, se mettait à sa disposition, mais vraiment pas tout de suite, qu'elle ait aussi du temps pour souffler.
Enfin, elle saisit Shéogorath d'une main, sa valise de l'autre et se télétransporta aussitôt là où personne n'irait les déranger, car décidément ici, ils n'étaient pas à l'abri des sautes d'humeur d'un fou furieux.
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mer 26 Oct 2005, 21:25

L'Enfant resta tout seul un moment en train de faire griller des andouillettes de médecines, ce n'était pas mauvais d'après ce que l'on pouvait lire sur les traits de visages du jeune garçon...

Le directeur va bientôt arriver, donc ça veut dire qu'il n'est pas dans cette pièce, donc ça ne peut pas être le vieux qui joue avec des seringues en verres, il interrompa ses pensées suite à un grossier renvoit.

Il partit donc sur une autre base, il se tourna vers le vieux bonhomme...

"Excusez moi monsieur, mais vous n'êtes pas le directeur de cet hospice d'après ce que j'ai compris..."

Le vieil homme continuait de jouer avec ses seringues en fer forgé ( What the fuck ?!? ), son visage afficher un sourire de grande béatitude, il semblait en extase...

"Excusez moi monsieur, mais je vous parle !"

Le vieil homme n'en faisait qu'à sa tête et continua son jeu. L'Enfant s'impatienta, il répéta sa phrase d'un ton de plus en plus aggrésif, au bout d'une dizaine d'essais infructueux, il finit par tirer le vieil de sa torpeur.

"Oui que voulais-tu me demander, cher petit ?
- J'aurais voulu que vous me confirmiez que n'êtiez pas le directeur de cet établissement.
- Oui... Je ne suis pas le directeur de ce lieu...
- Alors qui êtes-vous si vous n'êtes le directeur, et qu'est-ce que vous faîtes ici ?
- Je suis là pour te rencontrer, cher petit...
-Et pourquoi voulez-vous me rencontrer ? et je ne suis pas votre petit ! s'exclama l'enfant
-Hum... J'avais oublié que j'étais comme ça, dit le vieux plus bas pour reprendre plus fort, j'ai voulu te rencontrer pour me souvenir de comment j'étais plus jeune, je suis toi !
-Mais je ne suis pas un vieux fou qui joue avec des seringues en fer forgé !"

Décidement, l'Enfant allait perdre toute sa raison ! S'en était de trop ! Il aurait mieux fait de rester dans la jambe de cette statue. Mais au lieu de ça, il était obligé de sortir ! A croire ue le destin lui en voulait !
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Jeu 27 Oct 2005, 13:14

OU L'ON RETROUVE MAX LE LAPIN

A l'Académie d'Acucurbitassinaripal-Poilaubral, tous les élèves, professeurs et Pères Supérieurs s'étaient préparés _poil au nez_ à acceuillir en grandes pompes leur nouveau héros _poil au dos : Max de Calembourg, le seigneur lapin _poil aux mains_ ramenait la Paille magique tant convoitée, confectionnée avec un poil de la (fausse) barbe de Shéogorath _poil aux bras.
Pour cela, ils avaient formé la haie d'honneur _et ta soeur?_ chaussé leur plus grands souliers _poil aux pieds_ en peaux de biches _poil aux miches_ et revêtu leurs plus beaux atours _poil aux genoux, hiboux, choux, cailloux, bijoux, joujoux, poux.
Les Pères Supérieurs, dans leur impatience extrême du pouvoir suprême _ma soeur? elle bat le beurre!_ emmenèrent le lapin au coeur du sanctuaire _poil aux ovaires_ près du Tonneau des Danaïdes qu'il était impératif de vider, eh non j'ai déjà dit poil au nez.
La Paille fut saisie _poil aux doigts.
Le doyen des Pères Supérieurs la plongea dans l'eau en tremblant, à cause de l'émotion et de Parkinson, et aspira une grande gorgée. malheureusement, il ne parvint qu'à faire des bulles. Une nouvelle tentative eut le même résultat. A la troisième, le bouillon fut plus conséquent et déclencha quelques ricanements mauvais.
Un autre Père Supérieur nettement plus fringant écarta le vieux d'un air impérieux pour lui faire une petite démonstration. Mais la Paille était farceuse : elle se redressa vers le plafond, fière et droite comme un I. Une vague de rires grivois secoua l'assemblée.
Un troisième Père supérieur n'eut pas davantage de chance : la Paille lui cracha à la figure. Au quatrième, l'eau rejaillit par les oreilles. Elle étrangla le cinquième, siffla le sixième, plongea le septième au fond du Tonneau, changea l'eau en vin quand le huitième essaya à son tour, et ainsi de suite...
Le lapin se roulait par terre de rire.

Le bruit court, à présent, que les Pères Supérieurs d'Acucurbitassinaripal-Poilaubral sont à la recherche d'une louche magique faite en écailles de Sainte dorée.
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Iannanis
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Ven 16 Déc 2005, 12:55

Double post, tant pis !

Le ciel était d'un bleu profond et lumineux. Le soleil tombait dru sur Cythère, écrasant hommes et bêtes sous l'ardeur de ses rayons, à l'exception des cigales dont on percevait le bruissement régulier. Pas un souffle d'air ne plissait la surface lisse et transparente de la mer.
Iannanis ouvrit les yeux et balaya d'un regard vague et pensif la charmante maison qu'elle occupait avec Shéogorath depuis quelques semaines. Une douce torpeur l'engourdissait. Les volets à demi clos laissaient passer une légère lumière et l'énivrant parfum des figuiers entourant la terrasse. Des fruits mûrs attendaient dans une corbeille d'être mangés, à côté du nectar et de l'ambroisie...
Le nectar et l'ambroisie !
Iannanis était gavée.
"J'ai les dents du fond qui baignent", se surprit-elle à penser tout haut. "Je dois être en hyperglycémie" ajouta-t-elle avec une moue dégoûtée.
Elle posa les yeux sur son amant assoupi à ses côtés. Il était bien appétissant lui aussi, avec sa peau douce, ses bras d'éphèbe, ses mains fermes, ses lèvres charnues et ses fesses rondes. Mais même les meilleures choses, il ne faut pas en abuser. Il n'eut pas davantage de succès que les nourritures divines.
L'Hospice se présenta à l'esprit de Iannanis. Elle n'y était passée que trop brièvement. Elle eut une envie soudaine de gâteaux mous et de langues de vipères macérées dans du vinaigre de Morroland. Ce désir devint impérieux. D'un bond, elle se redressa.
"Il est temps que je retourne chez les mortels !" Fit-elle d'un ton décidé.
En quelques minutes, elle fut habillée, coiffée, apprêtée, en un mot, sur le pied de guerre.
Shéogorath dormait toujours. Iannanis sourit avec tendresse : un bien agréable amant tout de même ! Elle prit la belle conque qui trônait sur la table pour y enregistrer un mot d'adieu : rien ne valait des petites vocalises pour se rmettre en forme.

O mon cher amant, je te jure
Que je t'aime de tout mon coeur,
Mais vrai ! La vie est trop dure,
Et nous avons trop de malheur !

Tu dois le comprendre toi-même
Que cela ne saurait durer,
Et qu'il vaut mieux _ Dieu ! Que je t'aime !
_ Et qu'il vaut mieux nous séparer !

Crois-tu qu'on puisse être bien tendre,
Alors que l'on manque de pain ?
A quels transports peut-on s'attendre,
En s'aimant quand on meurt de faim ?

Je suis faible, car je suis femme,
Et j'aurai rendu, quelque jour,
Le dernier soupir, ma chère âme,
Croyant en pousser un d'amour !

Ces paroles-là sont cruelles,
Je le sais bien, mais que veux-tu ?
Pour les choses essentielles,
Tu peux compter sur ma vertu


"Oui, bon, là, on verra"

Je t'adore, si je suis folle,
C'est de toi, compte là-dessus,
Et je signe Iannanis-l'idole,
Qui t'aime, mais qui n'en peut plus !!!!


Satisfaite, elle prit ses bagages, et quitta la jolie maison sans se retourner.
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Rojhann
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Jeu 02 Fév 2006, 21:09

Rojhann marchait dans le couloir principal de l'hospice. Il avait rechuté et n'en était pas très fier, d'autant qu'il avait perdu le coutelas et la bd collector de Rahan.

Même si la sobriété est quelque chose de dérangeant dans ces moments, il se résolu à rester l'esprit clair et vif durant l'échange éléctrique qui allait se passer dans son cerveau.

Certes tout est indubitablement incompréhensible, cela dit il ne restait plus tellement d'éléments à prouver, si ce n'est ces fichus documents que l'espionne était venu chercher. L'histoire des ruines daedriques et des poiles est terminée, pas celle-là.

Il ne voulait pas redevenir l'homme d'antan, le tueur/voleur/amateur de télétubbies/escroc/hors-la-loi/banquier qu'il fut. Son poste ici lui convenait parfaitement et il avait su en tirer profit. Il décida que rien ne viendrait entraver sa précarité stable!

Pas même le lapin qui se présenta à ce moment à sa porte. Suivant un vieux réfléxe humain que dévelloppent certains militaires veut qu'en cas de désagréments pouvant être réglés de façon physiquement rapide et expéditive, il profita du placement de la porte en face de sa bibliothèque pour, et d'un geste élégant, lancer l'encyclopédie sur la lapin, dont la colonne se brisa sous le choc.

Des évênements étranges allaient survenir, encore une fois, mais pour le moment rien de tel qu'un épisode des schtroumphs, un bon jus d'orange bien installé dans son berceau pour le calmer.

"Ce soir civet, et demain emmerdes" marmona t-il.

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[JEU]Des fautes se sont glissées à mon insu dans ce message! Saurez-vous les retrouver? si vous avez les bonnes réponses, téléphonez au 08 22 45 63 21 (58€/min), ou par sms au 1245 (124€/sms). Jouez-vite à notre grand-jeu et gagnez peut-être des cadeaux!
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GraveWorm
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Sam 25 Fév 2006, 18:21

C'est sur ces entre-faits tardifs que le pensionnaire GraveWorm - que tous surnomment "Gravy" - déboula dans le sanctuaire de Rojhann. La porte qu'il avait violement pousée pour réussir son entrée fracassante débrancha la télé et les petits hommes bleus n'entendirent jamais la déclaration suivante :

"IL Y A LE FEU A L'AGENCE DE VOYAGES !!!!"

Il ne fallait, bien sûr, pas chercher à interpréter les paroles dérangées sorties tout droit de l'esprit embrumé de l'individu peu stable qui se présentait si soudainement sur le pas de la porte, mais ses propos étaient néanmoins annonciateurs d'une réelle catastrophe.

En effet, d'un soupirail non loin de celui des cuisines de l'Hospice, s'échapait déja de majestueuses volutes qui ne trompaient pas sur la nature de l'incendie.
Quelque chose ou même quelqu'un était devenu la proie des flames qui en contrebas menaient une danse endiablée....
"BAIS, MORDEL ! FEUZEZ QUELQUE CHOSE !!!"

lança le pensionnaire éméché à l'employé hospitalier.
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Mélusine
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Sam 04 Mar 2006, 23:27

_AAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh......plouf
Mélusine se pencha sur le parapet du chemin de ronde et regarda en contrebas le petit point qui tentait de s'extraire à grand peine du fossé rempli d'une eau où même les poissons refusaient de s'ébattre.
_Il y a des jours où une femme est heureuse d'avoir un château fort à sa disposition ! Grinça-t-elle avant de s'engouffrer comme une furie dans le donjon massif qui abritait ses appartements.
Elle venait d'essuyer un nouvel échec dans ses tentatives de séduire un mâle, et le malheureux qui venait d'exécuter un splendide plongeon-saut périlleux arrière avait pimenté son refus d'une certaine délicatesse assez agaçante. Après toutes les avances et déclarations enflammées de la châtelaine, qui avait réussi à le coincer contre un créneau, le tenait serré contre elle, et essayait de le persuader qu'une de ses "amies" était folle de lui, il s'était excusé avec embarras :
_Heu...c'est pas facile à dire... EEHHH !!!
_QUOI ?
_VOUS POUSSEZ !
_C'EST NERVEUX !...Voyons, parle.
_Eh bien...heu...Si on reçoit une invitation à dîner... et qu'on ne peut pas venir parce qu'on est déjà invité...est-ce que ça signifie qu'on a peur que le dîner ne soit pas bon ?
_Pardon ?
_Ca veut dire qu'on est déjà invité ailleurs. C'est tout.
_C'est tout ?
Et dame Mélusine avait poussé un peu plus fort l'imprudent jeune homme.
En entrant dans sa chambre, elle hurla à ses serviteurs :
_ALLEZ ME CHERCHER MON GROG !
2 minutes 17 secondes 35 centièmes plus tard, le baron Grog entrait à son tour dans la chambre de sa dame, sous les encouragements du personnel :
_Grog, soyez brûlant !
...
Quelque temps plus tard, c'est les yeux brillants, le teint frais et la bouche vermeille, élargie par un grâcieux sourire, que dame Mélusine recevait, dans la salle d'apparat de ses glorieus ancêtres, l'inspecteur chef Kurt Moll, qui aait un grand service à lui demander. Connaissant ses compétences et son passé d'éminente espionne de S.M.le Duc de Morroland, il la chargeait _ contre rétribution en nature (il y avait de beaux spécimens dans le commissariat où officiait Kurt Moll) _ d'enquêter sur un curieux hospice, dans la petite bourgade de Wormgond. Cet Hospice devait receler des activités plus qu'étranges et attirait de drôles d'oiseaux. Kurt Moll soupçonnait un trafic de substances illicites, mais ça ne pouvait être qu'une couverture pour d'autres choses plus immorales encore ! Il avait besoin d'une personne pleine de tact, de discrétion, et surtout de persévérance et d'énergie.
_ C'est presque moi, dit Mélusine.

Quelques jours plus tard, elle sonnait à la grille de l'Hospice, en short-baskets-Tshirt-chapeau-lunettes-pelle-seau-truelle-brosse à dent, et présentait sa carte :
_Bonjour, Mélusine, Brigade d'Archéologie Universitaire Morrolandaise Et associés, la BAUME (de Venise, je vous en conseille un petit verre, c'est très goûteux).
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Lord Zebra
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MessageSujet: Arkhon, le retour du jugement dernier de la mort qui tue...   Ven 29 Sep 2006, 17:15

Sur ces entrefaits surgit tout à coup Arkhon, l'enquêteur mage de guerre. Il réapparu en plein ciel à environ un lancer de catapulte de l'entrée de l'hospice soit exactement sur le sommet de la chapelle coiffée d'un magnifique angelot au sourire aussi sympathique qu'une couvée de vers de vase en décomposition retrouvée par hasard dans son slip en peau de léopard véritable.
Un "He merdDDD................!" précéda un fracat d'ardoises et probablement de quelques os brisés tandis que le nouvel oiseau ne sachant pas voler traversait le toit pour atterir directement dans la salle de l'infirmerie.

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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Lun 02 Oct 2006, 14:24

TiGond, béat devant le spectacle de ce lieu mystérieux que lui seul connaissait fut soudain dérangé dans ses rêves par un grand fracas qui venait, semble-t’il, du coté de l’Hospice.
Il ressortit rapidement et revint en courant mais discrètement vers l’arrière de la vieille bâtisse.
Ce qu’il vit l’étonna au plus haut point et il sentit le besoin impérieux de faire le point avec lui-même et avec ce qui se passait dans son honorable établissement.
D’abord, il vit un grand trou dans la toiture du bâtiment principal près de la Chapelle, au-dessus de l’Infirmerie. Il se dit immédiatement : « Cà, c’est encore Arkhon qui a voulu faire le malin avec ses sorts de transport céleste. Il s’est encore planté. Il me fait marrer chaussé de ses bottes de Mage !!! ».
Puis, il aperçut venir de la porte principale du parc une nana en short-baskets-Tshirt-chapeau-lunettes-pelle-seau-truelle-brosse à dent. Il pensa : « Cà, c’est cette frappée de Mélusine de la brigade d’Archéologie Universitaire Morrolandaise qui revient fouiner partout pour son copain Kurt Moll. Il faudra que je me méfie de celle-la !!! ».
En approchant de la salle à manger, il regarda par la fenêtre et découvrit Rojhann, à moitié endormi, tout bleu, sans son coutelas ni la bd collector de Rohan, complètement ahuri et un peu effrayé devant le spectacle que lui fournissait GraveWorm qui, lui, semblait un peu plus cinglé que d’habitude et criait : « Il y a le feu à l’Agence de Voyages, bais, mordel, feuzez quelque-chose ». TiGond se dit que Gravy devrait arrêter de boire car cela n’arrangeait pas son état.
Et enfin, cerise sur le gâteau, un hélicoptère venait d’atterrir sur la pelouse. Il vit « La Castafiore », vocalisant à tue-tête descendre de l’engin rotatoire d’un pas alerte et joyeux, le regard emplit d’une sorte de satisfaction physique épanouie. Il pensa : « Tiens, elle a enfin quitté son benêt de Shéogorath et a du avoir une envie soudaine de gâteaux mous. Tant mieux. On va pouvoir enfin remettre de l’ordre dans ce bordel sans nom avant que je ne reprenne mes travaux mais il faut d’abord que je retrouve le fidèle Grodoudou le gardien et homme à tout faire ».
Et puis, finalement, inquiet, il découvrit que sortaient d'un soupirail non loin de celui des cuisines de l'Hospice, de majestueuses volutes qui ne trompaient pas sur leur nature. « « C’est un incendie », pensa-t’il.
Quelque chose ou même quelqu'un était devenu la proie des flammes qui en contrebas menaient une danse endiablée.
Il sortit son portable, tourna la manivelle de la dynamo et demanda à la standardiste de le connecter avec les pompiers de WormGond.
Ceci fait, Il soupira profondément, signe de la légère lassitude que lui procuraient tous ces événements qu’il ne pouvait maîtriser et qui commençaient à lui faire apparaître à la base du cou deux grosses protubérances que, dans le langage populaire, l’on appelle les boules !!!
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Lord Zebra
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Sam 07 Oct 2006, 17:07

Après un bon gros KO technique genre "j'me suis pris une grosse patate dans les dents avec Mike Thyson" Arkhon retrouva ses esprits pour s'apercevoir qu'il avait perdu son épaulière, son épée, que son armure était brisée en fragments métaliques lui sauvant surement la vie malgré tout.. Bref qu'il était comme on dit "A poil, sans ses bottes". Ayant perdu par la même occasion son goùt pour les balades aériennes il se dit qu'il allait tenter de se sortir de là par le bon vieux plancher des vaches.
Il passa du baume appaisant sur ses contusions, (bah oui il est dans l'infirmerie quand même) trop nombreuses pour pouvoir dire où il avait mal, puisque dire d'où il ne souffrait pas aurait été plus rapide.
Marchant avec difficulté et victime d'un phénoménal mal de crane en plus d'une partielle perte de souvenirs il était incapable de se rappeler du moindre des sorts de soin qu'il maitrisait pourtant à la perfection...

Il senti une vague de chaleur lorsqu'il parvint tant bien que mal à s'extirper de la salle de torture soin. Clopinant dans le couloir il senti une fumée qui s'épaississait au fur et à mesure qu'il approchait du réfectoire de l'hospice...
La chaleur augmentait de minute en minute lorsque la porte du réfectoire s'ouvrit d'un coup sous la pression formidable d'un jet d'eau monumental.
Arkhon fut projeté contre le mur le plus proche. Il perdit une nouvelle fois connaissance.. mais juste avant il perçu les mots criés par un homme trappu "Pompiers de Wormgond ! Il y quelqu'un là dedans ?? Mince.. Doc' amène toi il y a un blessé ici !"....

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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mar 10 Oct 2006, 12:43

L'enfant après sa raconte avec son futur partit loin de WormGond afin de consulter les plus pointus psycholoques et psychiatre du comté. Aucun ne put lui donner une solution à son problème, sauf un qui lui avait dit de se rendre dans l'hopital (on devrait même dire l'hospice) le plus réputé de la région : L'hospice de Morroland.

C'est donc complètement désespéré qu'il se rendit à l'hospice. Il arrive devant le portail du dit-lieu. Il l'ouvrit et se rendit à l'accueil. Devant lui se trouvait une touriste se prétendant archéoloque. Il se présenta à la standardiste.

"- Bonjour je voudrais une chambre.
- Tout de suite Monsieur"

Puis alla dans la chambre qu'on lui avait indiqué. En se rendant à sa chambre il vit des pompiers en train de réanimer une personne éveillée portant de sublimes bottes de mage alors que la le réfectoire continuer de bruler. Il se trouvait devant sa chambre, il entra à l'intérieur...
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Jeu 16 Aoû 2007, 11:10

Juste avant de sombrer, Arkhon senti quelque chose se poser sur sa bouche. L’instant d’après, les soldats du feu, qui semblaient se désintéresser de lui, perdaient toute consistance, devenant irrémédiablement petits, difformes, mous.. et roses.

Arkhon était dans un monde parallèle ( vous pouvez atteindre ce monde aussi si vous sniffez deux lignes parallèles, si vous voyez ce que je veux dire.. « Le tabac, c’est tabou.. on en viendra tous à bout.. » Hum.. bref ). Les murs de la pièce se rétrécirent et Arkhon se senti flotter dans les airs. Il était comme attiré vers un étrange couloir. Il passa devant des êtres au visages familiers. Le seul problème c’est que les personnes en questions étaient des membres de sa famille ou des amis, décédés de longue date. Il passa devant eux, flottant dans les limbes de plus en plus vite, aspiré par une lumière aveuglante au bout du tunnel. Il tenta de crier et de nager dans le vide mais il ne ralentissait pas et nul son ne sorti de sa bouche lorsque.. SBLAFF ( baffe )
« Hé oh, réveillez vous ! RE-SBLAFF, HO !!? DEBOUT !! J’ai jamais perdu un patient en trente ans contrairement à certains ici présents.. ça va pas commencer aujourd’hui !? »

Arkhon émergea douloureusement de son monde de formes et couleurs fantasmagoriques pour plonger ses yeux vitreux et hagards dans ceux d’un grand type barbu habillé en rouge qui ne devait être ni le grand schtroumpf ni le père NOËl ( puisqu’il nous a été démontré récemment que ce dernier ne pouvait exister.. ). L’homme était furibond et fusillait du regard une fluette infirmière accaparée par le rangement soigneux du matériel médical. Cette dernière avait cru bon de placer un masque à gaz d’hélium sur les naseaux du mage tandis que les pompiers s’occupaient de l’incendie du réfectoire..
Ce dernier semblait maîtrisé puisque de grandes langues de fumée noire surgissaient de toutes les portes et fenêtres ouvertes tel un vieux dragon furieux et vaincu.
Arkhon aperçu du coin de l’œil un jeune gars vêtu de rouge lui aussi qui tentait vainement de faire comprendre au directeur de cet asile de fou que l’intervention ne serait pas gratuite..

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TiGond
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Ven 17 Aoû 2007, 02:51

Là, TiGond commençait vraiment à en avoir ras le bolum !!!
Cette histoire qui a débuté le 3 novembre 2004, ne lui avait pas encore laissé le temps de travailler sur ses précieux travaux de clonage.
En plus, un des pompiers appelés sur place voulait absolument lui faire signer une facture de 35895 € correspondante à la prestation éteignante de l’incendie cantinoire.
Finalement, il lui fit un chèque en teck (bois des Iles, imputrescible) ce qui eu pour effet immédiat de faire partir le flammekuche (pompier en belge).
Le Toubib de l’Hospice, John Clister, semblait content. Il n’avait pas perdu Arkhon. Pourtant, compte-tenu du traitement qu’il lui a donné, plus d’un aurait eu son aller sans retour vers la Grande Faucheuse.
Mais Arkhon résista aux foies de grenouilles pilés avec de la bile de blaireau qui avait macéré pendant quelque-jours dans du pipi de renard atteint de myxomatose. Il semblerait même que cela lui donna, comme l’on dit, un coup de fouet car il se rua, telle une bête sauvage, sur la pauvre infirmière qui rangeait soigneusement son matériel médical. D’une main preste et habile, il lui subtilisa un scalpel, une aiguille courbe et du fil. Il se dit : « putains de Bottes de Mage de merde, je vais les réparer et les remettre en route car j’en ai un grand besoin pour aller faire mes courses d’ingrédients. ». En effet, TiGond, le Directeur, l’avait chargé il y a au moins deux mois, de lui procurer une liste de plantes diverses afin de préparer sa potion de clonage dont il testerait les premiers effets sur un pauvre hère qui restait prostré dans son coin et que tout le monde appelé « Le Gégéne de mes deux ».
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