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 L'Histoire de l'Hospice de MorrolandVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Pitoun
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Lun 15 Aoû - 12:17

A la fin de sa journée laborieuse, Pitoun voulut en savoir plus sur ce qui se passait à l'hospice.

Elle s'isola alors dans son petit boudoir luxueux mais pas trop. Elle prit une légère collation spécial visionnaire, avec des mets qui en dégouteraient plus d'un. Oui c'est ainsi que verrait toute personne ignorant les vertus de ces petits scarabés dorés crus, ces queues de scorpions grillés à la sauce aigre douce, ces larves de chenilles toutes mielleuses de leur sève fraiche et autant d'autres douceurs à se lécher les babines...
Puis elle s'assit confortablement sur une chaise spécialement conçue pour ces exercices spirituels. Et elle commença à entrer en transe.....
Elle sentit peu à peu son enveloppe charnelle de faire de plus en plus fine, comme celle de la chrysalide sur le point de naître, et elle se sentit devenir légère, légère comme des fils de coton arrachés à la plante, et qui s'envolent dans les airs...Puis son esprit devenu fin nuage, puis simple une légère brume, traversa les océans, et parvint à l'hospice comme une idée flottant dans l'air.

Elle était parvenue à cette immatérialité parfaite après des années d'études de la faune, de la flore et des minéraux, de pénibles séances de concentration, s'inspirant de pratiques ancestrales de vaudou, de taoïsme, de druide et autres sciences d'âge très reculé...

Enfin, elle survola le bureau du directeur, toujours vide comme à son habitude, et s'étonna du désordre régnant sur le bureau du Directeur...
" Quelqu'un était passé par là ! Que pouvait-il bien chercher ? "

Elle se rendit à son bureau et constata l'absence étrange de Lui... Elle vit que ses lettres avaient été prises.

" Donc Il est bien arrivé ! Mais où est-il maintenant ? Pourvu qu'il ne s'est pas approché de la mare près des ruines ! ".

Craignant le pire pour Lui, elle s'envola sur les lieux et constata que sa boue miracle n'avait rien encore avalé depuis son départ....

Soulagée, elle retourna dans sa chambre de contrôle, et rechercha tous les pensionnaires grâce à leur signal sur l'écran. Puis, elle constata, intriguée, la présence de nouveaux à l'hospice, clairement visibles par l'émission calorifique de leur corps.

"Tiens ! deux nouveaux et un ancien .. ?? ah oui Gravy ! " trouva-t-elle se fiant à la mini-sonde greffée sur ce dernier...
"Mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire chez le Gardien ? "
" Et où est encore ce dernier ???? "

Elle finit par le localiser...ainsi que d'autres personnes, qui étrangement convergeaient tous vers un même lieu....

Soudain elle eut un déclic !
"Et s'ils recherchaient........."

Sous le choc de cette éventualité, elle réintégra son corps avec une telle rapidité qu'elle en eut le tournis. Jamais il ne lui était arrivé de revenir si vite, mais là il y a urgence....
"Il ne faut pas absolument réveiller.......Celui qui dort encore..." se dit-elle.
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To see the world in a grain of sand, and heaven in a wild flower,
Hold infinity in the palm of your hand, and eternity in an hour.
(William Blake)
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Iannanis
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CapricorneDragon
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Lun 29 Aoû - 18:32

L'émotion de Iannanis avait dépassé les bornes de la limite du franchissable, et pendant qu'elle reprenait ses esprits en s'assurant qu'elle ne s'était pas rendue victime d'une tendinite des cordes vocales, elle put réfléchir que le mort ne l'était pas puisqu'il émettait un léger ronflement qui lui avait mis la puce à l'oreille...
On respire.
En plus le cri ne l'avait pas fait bouger. Elle s'approcha de l'âtre, le réalimenta avec quelques oeuvres rescapées de la débâcle, et découvrit les joies de la lecture au coin du feu avec les "Mémoires" de Soisson.
Moi Soisson, gardien du Marquis de Valadinium, je suis issu d'une grande famille illustre qui remonte à l'époque des pharaons :
Séthi Trois engendra
Séthi Quatre, qui engendra
Séthi Cinq, qui engendra
Séthi Six, ...
Séthi Sept, ...
Séthi Huit, ...
Séthi Neuf, ...
Sethoutancamion, ...
Aulieud'dir, ...
Achève-Ta-Soupe, ...
Amène-Ton-Fils, ...
Céssui-Dufacteur, ...
Séthi-Toi, ...
Cépamoi, ...
Petit Jésus, ...
Le Père, ...
Le Fils, ...
Le Saint-Esprit, ...
Amen, ...
Alors, tu l'amènes ton fils ?
Jusqu'à moi.

Tout commença par un riant après-midi de printemps, alors que les kagoutis batifollaient dans les herbes en fleurs, sous un ciel d'un bleu cyruléen, ma mère me dit :
" Gard'donc c'qui nous a ram'né, not' Kiki !"
Kiki (Azura ait son âme) était notre guar apprivoisé. Il avait ramené dans sa gueule un pauvre malheureux lapin mort et plein de terre. Je le reconnus aussitôt : c'était un des lapins de concours de notre voisin le Marquis de Valadinium, à poils longs, bouclés, soyeux, et qui remportait tous les prix de beauté de la région.
Ma mère et moi étions très ennuyés. Les représailles risquaient d'être très sévères, et que pouvait un pauvre fermier, même avec ses glorieux ancêtres, contre le puissant et cruel Marquis ?
Nous eûmes une idée, inspirée par une voix intérieure qui terrorisa tant ma mère qu'elle en mourut de saisissement. Je baignai le lapin, le séchai, le brossus, le coiffis, et et l'emporta de nuit dans le jardin du Marquis. Je franchissa la clôture pas encore électrifiée, et je me remettis le lapin dans un clapier vide.
Quelque jours plus tard, lors des obsèques de ma pauvre mère, le Marquis de Valadinium, venu m'offrir ses condoléances en même temps qu'une place de Gardien, me dit :
" Je suis un peu troublé, j'avais enterré un de mes lapins qui venait de mourir, mais apparemment ce n'était pas tout à fait le cas... Il est revenu mourir dans son clapier... et propre en plus !"
Il ajouta :
"J'espère que votre mère est bien morte avant d'être enterrèe."
Mais l'histoire ne faisait que commencer...

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grodoudou
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Lun 29 Aoû - 23:11

Non loin de là, Grodoudou suivait toujours la direction que semblait lui indiquer l'anneau mystérieux trouvé sur le cadavre d'un rôdeur non moins mystérieux. Cette direction était celle d'un bosquet à l'abandon qui, à mesure que le Gardien s'en approchait, lui semblait de plus en plus inhospitalier. Étrangement inhospitalier même, comme si une présence invisible dévisageait le visiteur d'un regard réprobateur.
Malgré ses fréquentes errances nocturnes dans les méandres du parc, Grodoudou n'était jamais entré dans ce bosquet. Il n'en avait même jamais éprouvé le désir ou la curiosité. Mais maintenant que les circonstances lui dictaient d'y pénétrer, il comprit que ce qui l'en avait empêché jusqu'à présent n'était pas une simple indifférence, mais bien une crainte immatérielle, insaisissable, et pourtant bien réelle.
Cette fois-ci encore, à l'approche du bosquet, le Gardien se raidit et chercha à contourner le groupe d'arbres pour tenter d'y trouver une entrée plus encourageante. Il savait qu'il n'en existait aucune, mais à la fois pour s'en persuader et pour retarder le moment où il lui faudrait trouver le courage d'entrer, Grodoudou entreprit de faire le tour du bosquet.
A peine avait-il parcouru le quart de la circonférence qu'il se trouva non loin de sa maison et voulu y jeter un coup d'œil rassurant. Mais ce qu'il vit, au contraire, le glaça d'effroi. Une fenêtre avait été détruite et laissait s'échapper de larges volutes de fumée grise. Non loin de là et semblant vivement intéressé par cette effraction, un homme cherchait à se dissimuler.
Inconsciemment, Grodoudou fut soulagé d'avoir été détourné de sa sombre quête dans les arbres par ce qui se passait chez lui. Car si quelqu'un guettait à l'extérieur et n'osait pas se montrer, c'est probablement qu'il souhaitait se cacher d'une ou plusieurs personnes qui étaient encore à l'intérieur et qui étaient vraisemblablement les véritables auteurs de ce cambriolage.
Le Gardien s'éloigna du bosquet et s'approcha sans bruit de l'individu qui espionnait. Ce dernier, trop absorbé par sa tâche, n'entendit que le bruit sourd de la bûche qui lui heurta l'arrière du crâne. Grodoudou le rattrapa afin d'éviter que sa chute ne provoque un bruit susceptible d'alerter les intrus. Puis, après s'être assuré que l'individu assommé resterait inconscient plusieurs heures, il cacha le corps sous une couverture de fougères. Il fouilla les vêtements étranges de l'inconnu et lui confisqua toute une panoplie d'objets et de fioles divers.
Lorsqu'il fut certain que l'homme inconscient ne portait plus aucun élément suspect, le Gardien repris son chemin vers l'entrée de sa maison qui donnait vers l'arrière sur le jardin. Là, discrètement, il déverrouilla la porte de la petite remise et y déposa tout ce qu'il venait de subtiliser à l'inconnu. Dans ce même local, Grodoudou prit une fourche légère et maniable avant de refermer la porte à clef et de s'approcher de la porte de l'arrière cuisine.
Avant d'ouvrir la porte, il écouta et il entendit une voix de femme. Il reconnut rapidement le texte qu'elle lisait : il s'agissait des Mémoires de Soisson.
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Iannanis
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mar 30 Aoû - 22:26

Iannanis poursuivait sa passionnante lecture :

Tenant compte de l'avis du Marquis, je décidai d'incinérer ma mère et de conserver ses cendres dans ce vase qu'elle aimait tant, et que j'avais fabriqué de mes blanches mains quelques week-end auparavant au club de poterie...
"Fait chier, fait chier, fait chier", fit Iannanis. Elle feuilleta quelques pages et s'arrêta plus loin, au chapitre Le Lapin était toujours vivant. Elle y apprit que la voix intérieure qui avait saisi la mère de Soisson s'était emparée du vase et proclamait à tout va "Souviens-toi du Lapin, Soisson!"
Elle ne cessa ses jérémiades qu'à la nuit où le Lapin apparut à la porte du pauvre homme et lui fit force clins d'oreilles pour l'inviter à le suivre.
Soisson était Gardien de Valadinium depuis plusieurs mois déjà, mais l'idée d'une nouvelle escapade nocturne dans les jardins du domaine ne le rassurait que moyennement, d'autant plus que le Marquis lui paraissait trop aimable pour être honnête, et que depuis quelque temps il avait un comportement étrange, que vraiment il sentait mauvais et recevait régulièrement la visite d'un drôle d'acolyte, un certain Gradudos.
Il n'aurait pas aimé les croiser la nuit au détour d'un bosquet.
C'est ce qui arriva losqu'il suivit le Lapin. Ils avaient même un nouveau compagnon, dans lequel il reconnut un des invités des soirées du Marquis : le Père Supérieur Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth.
"Que faites-vous là mon brave ?"demanda en riant l'invité, car il se tordait de rire.
"Je suis le lap... je...je fais la tournée du jardin pour m'assurer qu'il n'y a pas d'intrus... Vous savez, les lapins de concours de Monsieur le Marquis sont très convoités"
Le Marquis ne dit rien et regarda fixement Soisson. L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.
Soisson frissonna. Le lapin avait disparu dans un fourré.
Le lendemain, on apprit la disparition d'un invité du Marquis, Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth, et le lapin revint à la nuit tombée. Cette fois il mena le Gardien jusqu'à son clapier, dont il ouvrit le double fond, et désigna une clé qui y était cachée. Soisson prit la clé, se retourna et se trouva nez à nez avec Gradudos.
"Je nourrissais les lapins"
Gradudos ne dit rien et le regarda fixement. L'oeil était dans la tombe et regardait toujours Caïn.
"Qu'est-ce qu'il sent mauvais lui aussi" pensa Soisson.
Un peu plus loin, Iannanis lut qu'il avait découvert l'entrée d'un lieu étrange au fond du jardin près d'un antique lavoir, d'où provenaient des bruits bizarres et entouré d'une végétation très dense qui ne laissait pas même passer la lumière du jour. Il en avait parlé à un type très sympa au bar du coin, et s'apprêtait à explorer le mystèrieux endroit, dans l'idée de découvrir des choses compromettantes pour le Marquis et de le faire chanter.
Le manuscrit se terminait là, sur un Aaarrrgh...

A ce moment, Iannanis perçut un drôle de bruit, des morceaux de suie tombèrent dans la cheminée, suivis de près pas une boule de poils grisâtre, habillée en rouge.
"PETARD, CA BRÛLE !"fit la chose
Iannanis regarda...fixement le lapin habillé en Père-Noël.
"Fais pas attention à la couleur, propre je suis blanc."
Mais Iannanis ne répondait pas :
"Le costume ? T'as déjà vu un lapin passer par la cheminée, toi ? Non. Le Père-Noël c'est pour l'incognito."
"Forcément"
"Bon alors, tu me suis (de cheminée! Ah! Ah! Ah!) ?"
Et Iannanis suivit le lapin hors de la maison du Gardien.
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FORH
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Dim 4 Sep - 18:48

Popol avait affreusement mal à la tête...
"Ké ki cé passé ??"
Son esprit était troublé et ses paroles confuses...
Il se releva tant bien que mal et entrepris d'enlever toutes les fougères qui recouvraient son corps...
Il reprenait peu à peu ses esprits et commenca à marcher vers une sorte de maison où il voyait une personne devant la porte grace à sa vision thermique...
Malheureusement, il marcha malencontreuseument sur un râteau, que le jardinier avait du oublier, et se le prit en de plein fouet au visage...
Il retomba donc avec ses amies les fougères...
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...
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Iannanis
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CapricorneDragon
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Dim 4 Sep - 22:54

L'herbe était encore un peu mouillée de la précédente averse, les hallebardes avaient disparu, et l'air humide rendait les détails du parc avec une netteté qu'on n'aurait pas pu supposer en pleine obscurité. C'était comme si le paysage avait été lavé.
Iannanis se faufila doucement jusqu'au bois sombre où la menait le lapin...et où elle serait allée de toute façon, vu que toutes les pistes mènent à Rome.
En somme, le bois sombre valait la peine qu'on s'y intéressât de plus près.
Mais lorsqu'ils arrivèrent devant, la végétation était si dense, si serrée, qu'il semblait bien qu'il fût impossible d'y pénétrer.
C'est là que les plumes daédriques de la bardesse furent utiles : elle en sortit une de sa poche et s'en servit comme d'un couteau pour trancher les ronces et branchages emmêlés. La progression fut lente et difficile. Le lapin qui s'était tu jusque là se plaignait à présent des égratignures causées à son doux pelage, et Iannanis prenait garde de ne pas déchirer sa combinaison si précieuse.
" En plus j'ai trop chaud" fit le Lapin
"Enlève ta barbe et ta tenue de Père-Noël" Répondit Iannanis
"Je ne peux pas, ça protège ma fourrure; n'oublie pas que je suis un lapin de concours."
Ils s'étaient bien enfoncés. Cette sombre clarté qui tombe des étoiles ne daignait pas pénétrer jusqu'ici, si bien que Iannanis dut recourir à son Scintille-Diamant pour savoir où ils mettaient les pieds.
Enfin, elle heurta quelque chose de plus solide, froid et dur comme de la pierre, et en effet c'en était car ils venaient d'arriver à l'ancien lavoir dont parlaient les archives trouvées dans le bureau du directeur. Iannanis était rentrée dans une colonne.
"Ah ! Tu es allée plus loin que Soisson !" fit le lapin de sa petite voix satisfaite. Puis il ajouta en frissonnant :
"Il fait drôlement froid ici, brrr..."
"Et ça sent vraiment mauvais. L'eau doit croupir depuis quelque temps."
"Dis, j'ai mal aux pattes, tu voudrais pas me porter ?"
"Et puis quoi encore ?"
Le lapin sauta sur le rebord du lavoir et se dressa d'un air menaçant :
"Si tu ne le fais pas, je te jette un sort et chaque fois que tu ouvriras la bouche, tu cracheras des crapauds et des serpents !"
"Mmh, ça mérite réflexion..."
Elle ouvrit un autre de ses bracelets et en extirpa un petit bout de tissu, qu'elle déploya entièrement, et s'en fit un sac qu'elle mit en bandoulière dans son dos. Puis elle saisit le Lapin et au prix d'une acrobatie réalisable seulement quand on est souple des épaules, elle le mit dans le sac.
"Je veux être devant" fit une petite voix étouffée
"Tu es bien exigeant, lapin !"
"Si tu ne le fais pas..."
Il n'eut pas le temps d'achever :
"Bon d'accord ! mais si tu me fais une seule autre remarque, crapaud ou pas, je te plonge dans le lavoir!"
Le Lapin n'était déjà plus tout à fait blanc, il ne tenait pas en plus à sentir mauvais. Il se cala donc sagement devant, sortit la tête du sac pour guider sa porteuse et dit juste de sa voix la plus aimable possible :
"J'aime bien tes deux coussinets d'amour"

PLOUF !!
"Je t'avais prévenu"
"Bllbbbllbbbblllll..."
Le Lapin se débattait comme un enragé, tant et si bien qu'il heurta un morceau de bois, s'y agrippa, le fit basculer et toute l'eau se vida soudainement, laissant apparaître une trappe dans le fond.
"L'entrée secrète !" s'écria le lapin trempé comme une soupe.

Iannanis était bonne. Elle eut pitié du pauvre animal. Certes, c'était un peu rude de s'entendre dire des compliments par celui-ci, mais c'était tout de même des compliments, et elle jugea la vengeance suffisante.
Elle sortit un mouchoir de sa poche, saisit le lapin et le sècha un peu vigoureusement.
"Attention les oreilles !"
Mais il se laissa faire avec un brin de volupté. Il faillit se mettre à ronronner quand Iannanis le remit dans le sac presque aussi propre que s'il avait fait une vraie toilette. Le mouchoir était légèrement parfumé, ce qui avait contribué à éliminer la mauvaise odeur laissée par l'eau croupie.
"Tu n'as jamais pensé à élever des lapins de concours ?"
Iannanis ne répondit pas. Elle enjamba la margelle du lavoir, écarta la couche de feuilles sur les bords de la trappe, qui semblaient être là pour garantir une certaine étanchéité, l'ouvrit à l'aide de la clé trouvée chez le Gardien et la souleva, libérant des effluves insoutenables de moisissure et de mort.
"Eh ben c'est pas une sinécure !" s'écria Iannanis
"J'allais le dire."
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Iannanis
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CapricorneDragon
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Jeu 22 Sep - 22:12

Quomment feut trové li roy des Andouilles

Iannanis et son lapin s'engouffrèrent dans l'ouverture qu'ils venaient de pratiquer, et au prix de quelques acrobaties, ils se laissèrent glisser sur le sol d'un long couloir. La violente odeur de moisissure suitant le long des murs les saisit à la gorge. L'air était rare dans ce couloir qui s'enfonçait dans les profondeurs, et la mousse des parois étouffait le bruit que font les gouttes d'eau en tombant, et les pas de Iannanis.
"C'est sûr, maintenant, mes chaussures sont vraiment niquées !" fit-elle avec un petit air agacé.
Le lapin, échaudé par sa récente mésaventure, se tenait coi, et s'il n'avait pas agité régulièrement ses oreilles, on eût pu croire qu'il dormait.
A mesure de leur progression dans l'étroit couloir, le passage s'élargissait, la mousse disparaissait, une lueur rouge et bleue plus intense semblait émaner de parois, et la nature de l'odeur changeait sensiblement.
"C'est curieux" fit le lapin, "j'ai envie de saucisson."
Il franchirent une lourde porte restée entrouverte et pénétrèrent dans une pièce carrée, relativement vaste, au milieu de laquelle pendait une grande banderole colorée, illuminée par des braséros :
"Nobles visiteuses et visiteurs, bienvenus au sanctuaire de Céparhissilassorti-Poilau, anciennement Héparlallentrée-Poilaunez. Le sens de la visite est in diqué par la flèche ci-dessous."
En effet, une flèche indiquait un couloir sur la droite. D'après le plan que Iannanis avait trouvé chez le directeur, c'était d'ailleurs le seul chemin possible vers le centre du sanctuaire.
Un lèger courant d'air amena une effluve plus puissante aux narines de nos deux héros :
"Quelle drôle d'odeur..."
"Ca sent le barbecue", ne put s'empêcher d'ajouter le lapin.
Ils remarquèrent des morceaux de charbon et de bois noircis par quelque feu. Soudain, le regard de Iannanis fut irrésistiblement attiré par un coffret reposant sur une grosse pierre taillée, sous la banderole. Elle ne put y tenir :

Que vois-je là ? D'où ce riche coffret peut-il venir ?
Je n'ose y toucher... et pourtant, voici la clé, je crois...
Si je l'ouvrais...ma main tremble, pourquoi ?
Je ne fais, en l'ouvrant, rien de mal, je suppose...
Oh Dieux ! Que de bijoux !
Est-ce un rêve charmant qui m'éblouit, ou si je veille ?
Mes yeux n'ont jamais vu de richeeses pareilles !


Le lapin agita davantage les oreilles comme s'il voulait parler. Mais Iannanis était lancée :

Si j'osais, seulement,
Me parer un moment,
De ces pendants d'oreilles...
Ah ! Voici justement, au fond de la cassette
Un miroir ! Comment n'être pas coquette ?
Comment n'être pas coquette ?

Comme elle s'emballait de plus en plus, le lapin intervint :
"Eh ! Iannanis !"
"Mais c'est mon grand succès !" répliqua celle-ci avec exaltation, avant d'enchaîner :

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
Je ris de me voir si belle en ce mi...


Elle fut brusquement interrompue par le claquement sec de la parte par laquelle ils étaient entrés, et qui venait de se refermer.
Furieuse d'avoir été coupée dans son élan, alors qu'elle venait de réussir brillamment tous ses aigus et que la suite était encore plus prometteuse, Iannanis se retourna et aboya d'un ton aigre :
"QUI OSE... !"
Mais la surprise la cloua sur place et l'empêcha d'achever :
"Droldegus, mon porteur !"
Le lapin, était encore plus étonné :
"Le gardien Gradudos !"
Le nouvel arrivant émit un rire de satisfaction :
"Ah! Ah! Ah! Ces chanteuses, c'est tellement facile de les appâter! Eh oui ! Vous m'avez reconnu ! C'est moi Droldegus, alias Gradudos, le Roi des Andouilles Daédriques, et aucun intrus ne sortira vivant d'ici, ah! Ah! Ah! Race andouillique ! Débarrassez-moi d'eux !"
Aussitôt, une nuées d'andouilles, andouillettes, saucisses, saucissons et autres du même acabit, vint se grouper en bondissant autour de Gradudos-Droldegus, en laissant échapper des grognements menaçants.

Je laisse au lecteur le soin d'apprècier la délicatesse de la situation.
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Rojhann
Le Pingouin Déjanté, Modérateur


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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mar 27 Sep - 21:28

Après moult aventures (dont un combat titanesque avec le casse-croûte), Rojhann arriva devant la cascade, nous passerons volontiers sur l'ascension courageuse et non moins spectaculaire de la chute d'eau du lavabo daedrique de 2 mètres de hauteur.


Rojhann arriva alors devant une porte mystérieusement gardée par 2 grenouilles des Amphibiennes d'Elites (j'ai réussi à les placer ces canailles), qui ne bougèrent pas un sourcil faute d'en être pourvues


mais qui au contraire sautèrent par-dessus le lavabo et s'écrasèrent en bas (2m de hauteur pour une grenouille Amphibienne d'Elites, section Naines Bleue à Bonnet Blanc, équivaut à 25 fois leur hauteur, sachant que la coutume veut que l'on rigidifie leurs membres pour des coups bas plus violents, la bouillie vert qui jonche toujours le sol fait penser à de la marmelade de prunes rouge, allez savoir pourquoi)


Il se dit alors, que vraiment, mais alors exponentiellement vraiment, un brin de rationnel lui échappait, et que vraiment, mais alors incommensurablement vraiment, y'a un truc bizarre dans l'air...

Ainsi ouvrit-il la porte et se retrouva dos à nez avec quelque chose de bizarre qui l'étonna, à la place de la vache sur roulettes se battant contre un ogre géant de 1 cm de hauteur avec une lance à incendie Néo-zélandaise, il y avait seulement un nain, une drôle de femme qui évoqua pour lui un souvenir lointain et un lapin.


Comme quoi les choses ne sont pas toujours bizarres...
_________________
[JEU]Des fautes se sont glissées à mon insu dans ce message! Saurez-vous les retrouver? si vous avez les bonnes réponses, téléphonez au 08 22 45 63 21 (58€/min), ou par sms au 1245 (124€/sms). Jouez-vite à notre grand-jeu et gagnez peut-être des cadeaux!
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Iannanis
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Mer 28 Sep - 21:33

DE LA BATAILLE HORRIFICQUE CONTRE LES ANDOUILLES ET CE QUI S'ENSUIVIT.

Iannanis ne perdit pas le nord, d'ailleurs elle prit une autre direction, la seule possible depuis que le passage par lequel elle avait fait son entrée était fermé. Le lapin bondit hors du sac et la devança, bousculant au passage un drôle d'individu à la porte, glissa dans de la bouillie de grenouille, fit un dérapage incontrôlé qui le propulsa par-dessus un lavabo daédrique (on trouvait vraiment n'importe quoi dans ces couloirs !) et le fit atterrir dans une nouvelle pièce qui servait aparemment de garde-boire, vu la quantité de bouteilles qui s'y trouvait.
Iannanis suivit sensiblement le même chemin, s'excusa auprès de l'individu qui lui rappelait quelqu'un _mais il n'était pas temps de s'arrêter à des détails secondaires :
"Rappelez-moi de vous envoyer un autographe !"
Elle évita par un grâcieux glissé-jeté la bouillie de grenouille, franchit le lavabo dans un saut non moins grâcieux et rejoignit le lapin.
Comme les Andouilles les serraient de près elle les harangua :
" Noble race andouillicque ! Estes par vostre maistre trompéz ! Il vous réserve pour ses banquets de Mardi-Gras ! Libérez-vous !"
A ce mot un gros cervelat saulvage et farfelu, anticipant l'attaque du bataillon, la voulut saisir à la gorge.
"Par ma discographie ! Point n'y entreras si ce n'est en rondelles !"
Iannanis dégaina ses plumes daédriques, les assembla, leva sa nouvelle lame et trancha le cervelat en deux pièces : qu'il était gras ! Il lui rappela cestui qui à Marignan fut tué, à la défaite des Saulcisses. Croyez qu'il n'avait guère moins de 4 doigts de lard dans le ventre.
A ce haut fait, Droldegus croit perdre la raison :
" Andouilles, saisissez-les ! Etouffezles, tuez-les, faisons-en de la chair à saucisses, brûlons-les et dispersons leurs cendres !"
Devant cette horrificque perspective, la bardesse s'écrie :
"Andouilles, écartez-vous ! Car devant que de nous saisir, vous l'aurez payé cher !"
Sur ce, elle en embroche 14 d'un coup, ce qui fait reculer les autres et permet à la demoiselle de se replacer à l'entrée du couloir, où le passage est étroit. Car dans cette tour ils sont enfermés, et les Andouilles, ces canailles enragées, les assaillent sans perdre un instant. Elles sont orgueilleuses et farouches. Elles attaquent par centaines et par milliers. Nos héros se défendent comme gentils chevaliers. Le lapin trépigne :
"Cent trente-huit, cent trente-neuf, quarante !"
Droldegus/Gradudos est furieux :
"Sus mes braves ! Celle qui me prendra Iannanis la Barde, je la ferai échansonne à ma table et lui donnerai mes trésors !"
Les Andouilles redoublent d'ardeur. Iannanis taille dans le gras, et même la saucisse sèche. Le lapin trépigne de plus belle :
"...neuf cent quatrevingt-dix-neuf, MILLE ! Ca s'arrose !"
Et il avale le contenu d'un vieux cognac de Dagoth qui traînait par là, avec quelques pots de vin.
Une Andouille approchée trop près tombe en deux moitiés sur le sol de la salle, une autre est fendue de la tête aux pieds et laisse échapper ses tripes à terre.
"... Quarante douze, hips..., Vingt-trois-mille-six-cent-quarante cinq, hé ! J'peux pas suivre !"
Des éclats d'Andouilles volent dans l'air. Es unes, Iannanis écrabouille la cervelle, ès autre rompt bras et jambes, ès autres déloche les spondyles.
"... Soixante-dix-mille-huit-cent-vingt-neuf, quatrevingt-mille, cent-trente-six-mille allumettes... Mais qu'est-ce que je dis ?" continue le lapin qui tient la comptabilité.
Iannanis démoulait les reins, avalait le nez, pochait les yeux, fendait les mandibules, enfonçait les dents, décroulait les omoplates, sphacelait les grèves, dégondait les ischies, débezillait les faucilles.
" 123 560 753..."
Elle choquait, pinçait, lardait, tenaillait, vrillait, tournait, rôtissait, tranchait, poussait, taillait, découpait, jusqu'à ce qu'il n'en restât plus une seule entière. Le lapin hurlait d'ivresse :
"RECORD PULVERISE ! RECORD PULVERISE !"
Droldegus/Gradudos, enragé par la perte de ses Andouilles s'avançait la lance au poing, prêt à embrocher Iannanis. Mais celle-ci était un peu lasse et n'avait plus envie de lever le bras. Elle lança à son adresse :
" A Leucade ! A Leucade, le gêneur !
Et Droldegus fut téleporté dans les mines de plomb à Leucade.
La bardesse alla s'asseoir un instant dans un coin resté propre et soupira :
"Dis-moi, lapin, ça ne t'a pas donné faim ?"
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Rojhann
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Jeu 29 Sep - 16:30

Même une course de F5164618 (voiture à moteur à explosion nucléaire approchant de très près la vitesse une lessive géante pulvérise un gras qui fait tâche) vue par un spectateur donne l'impression d'âtre au ralenti par rapport à la course poursuite entre une femme qui avait un visage connu pour Rojhann, des mets succulents et un civet sur pattes qui se déroula devant les yeux de l'Econome de l'Hospice.


Ce ne fut que quelques millardième de quarks plus tard (le temps étant définitivement irréél pour les atomes de l'hospice, selon une étude de l'université de Genève), qu'un nain fit semblant d'être la voiture balais de la course (alors qu'on sait pertinement qu'il est devant) et passa devant Rojhann.


C'en fut trop pour lui, qui en avait marre de croiser des grenouilles kamikases (ce qui se révéla être en fait un système d'alarme dès l'approche d'un intrus) et d'un cross-country inter-plats cuisinés (chateuse en brochews, très bon avec une sauce tartare).

Il décida qu'en sa qualité de gérant des infrastructures boursières, il fallait s'expliquer avec les protagonistes de ce mélange fantasmagoriquement métaphysique.


Avançant, il arriva après qu'un accident dans le virage 201 eut lieu, enfin c'est ce qui lui sembla aux vues des cadavres jonchant le sol.

Il ne fut pas non plus vraiment surpris de prendre un nain sur la figure, alors que tout le monde sait pertinement que la téléportation n'est pas vraiment ce que l'on crois, mais qu'elle developpe seulement le don d'ubiquité non-polycorrespondant (les deux corps ne correspondent que physiquement et n'ont aucune façons autre que le téléphone pour correspondre, encore faudrait-il qu'il y ai du réseau au dessus de l'Hospice) chez l'utilisateur. Ainsi pendant qu'un nain apprenait à creuser, l'autre apprenais la lois de gravitation.
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FORH
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Jeu 29 Sep - 19:54

Popol se releva avec difficulté, qui est très sympa d'ailleurs...
"Ké ki cé passé (re) ??"
Il était confus et tituba quelques instants....
A près une magnifique stabilisation, il observa les alentours et vit, toujours avec sa vision thermique, des traces de pas se dirigeant vers un bois sombre...
Il crut d'abord qu'un bulldozer était passé par là, mais il se dit qu'il y en avait plutot deux...
Arrivé au lavoir, il trouva le passage secret qui n'était plus vraiment secret...
Il attendit alors en bas, des cris bizarres et étranges à la fois...
Il y avait un flipper, où on attendait des points, des charcutiers essayant de vendre des andouilles....
Popol, désarmé par il ne sait qui, attendit qu'il y ait moins d'agitation avant d'intervenir....
Au terme de la bataille, qui n'est pas un lieu publique où on peut faire des batailles d'eau, il s'élança avec souplesse, sympa aussi d'ailleurs, dans la salle...
Malheureusement, il glissa sur les milliers de cadavres d'andouilles et percuta les mur opposé avec force, beaucoup moins sympatique celui-ci, et s'écroula...
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Lun 3 Oct - 21:46

Popol peut témoigner qu'un coup sur la tête fait mal, mais si en plus c'est un coup de nain, executé par une lois gravitationnelle, alors là, le choc est terrible.

Mais Rojhann n'est pas un super héros, donc tout bonnement, il fit ce qui est recommandé dans le "Manuel de la Lois de Gravitation", il tomba.

Amortis par des cadavres alsaciens, il roula sur le côté et se releva comme si de rien n'était.


Enfin pas tellement comme si de rien n'était, car il n'est pas dans ses habitudes de se faire bouger par quelqu'un de 85cm de hauteur. Ainsi son premier réflexe fut de donner une visite instructive du plafond au nain.


Ensuite, il jeta un regard vers Iannanis, lourd de reproche et dit:

"Un nain de cette qualité! Si c'est aps malheureux de le laisser traîner comme ça!"

Ainsi, il se baissa, et entreprit de rentrer le pied de la princesse dans la chaussure de verre qu'il avait trouvé au bal dans l'escalier en poursuivant la bell..... euh..... quelqu'un peut m'expliquer tout ce bordel? qui a mélangé mes fiches avec celles du porno de samedi soir?
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Iannanis
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Sam 8 Oct - 21:37

Iannanis et le lapin suivirent Gradudos/Droldegus des yeux lorsque Rojhann l'Econome l'envoya au plafond et qu'il s'écrasa lourdement sur le sol couvert d'Andouilles sur qui tombait la nuit, non loin du vampire arrivé quelques secondes plus tôt, et que Iannanis crut entendre murmurer :
"A boire, à boire, par pitié !"
"Hmm ", fit Iannanis, "j'ai dû rater mon incantation pour les mines de Leucade. Il faudra que je pense à davantage projeter les consonnes la prochaine fois."
Le reproche que lui adressa Rojhann lui fit lever un sourcil en signe d'incompréhension devant l'incohérence de ses propos.
"Keskidi ?" demanda le lapin.
Iannanis réfléchit un instant, comme ça lui ariivait parfois.
"Je crois qu'il est affecté par la disparition du Directeur de l'Hospice."
Pendant que le lapin fabriquait des brochettes d'Andouilles et se mettait en devoir de les faire cuire, elle examina soigneusement la salle afin de trouver une issue autre que le chemin par lequel ils étaient arrivés. Le lapin dut profiter de l'occasion pour vider à nouveau de vieux pots de vin, car il se mit à chanter à tue-tête :
"UNE POULE SUR UN MUR
QUI PICOTE DU PAIN DUR
PICOTI, PICOTA, LEVE LA QUEUE ET PUIS S'EN VA ! AH AH AH !"
Ca ne fit pas rire du tout Iannanis, surtout quand elle le vit essayer de picoter un mur en faisant cot cot cot. A l'instant où elle voulut l'attraper pour le faire taire et le remettre à la cuisine, il enfonça sa patte dans la paroi en rigolant :
"Regarde ! Y'a écrit "appuyez là" et j'appuie, hi, hi, hi !"
Aussitôt, une trappe s'ouvrit et notre bardesse tomba dans le trou. Le lapin interloqué s'immobilisa. Il s'avança prudemment au bord et demanda :
"Youhou ? Iannanis ?"
Mais Iannanis ne répondit pas. Elle continuait sa chute vertigineuse...jusqu'à ce qu'elle se rattrape de justesse à une excroissance de plafond qui devait se trouver là par un pur caprice d'architecte.
Il était temps. Elle se balançait au-dessus d'une vaste salle qu'elle identifia comme le coeur du sanctuaire grâce à la statue de Shéogorath qui en occupait le centre.
"Zen, Iannanis, zen."
Des petits tas d'os parsemaient le sol. Enfin, vus de haut ils paraissaient petits. Une odeur insoutenable de pourriture parvenait à ses narines, et à un bout de la salle, derrière la statue du dieu, trois personnages étranges dansaient lentement autour de deux autres attachés au milieu d'une large table ronde.
Mais ce qui intéressait surtout Iannanis, c'était de savoir comment elle parviendrait jusqu'à la statue, pour s'emparer de la barbe sans se faire remarquer. Un long cri lui glaça le sang :
"Oléééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé !"
Le lapin arrivait. Elle le rattrapa par les oreilles. Elle n'était plus suspendue que par une seule main. Les trois danseurs eurent une hésitation et regardèrent autour d'eux.
"Aïeuu ! Les oreilles ! elles m'ont coûté les yeux des fesses et la peau de la tête à la chirurgie esthétique !"
"Ah bon ? C'est même pas des vraies ?"
Le lapin écarquilla les yeux :
"Oh ! le Marquis de Valadinium ! Le Père Supérieur Pouss'Toah' Dlah Keujmimeth ! La liche Keskipu-Selboucq ! Ils sentent encore plus mauvais que la dernière fois !"
"Chut !" fit Iannanis d'un ton impérieux. Car peu lui importait : elle réfléchissait à nouveau, difficilement car la position était décidément malaisée à tenir.
"Dis-donc, lapin !" chuchota-t-elle, "puisque tu me parais en verve, si tu allais distraire ces trois éminents personnages pendant que je vais prendre la barbe de Shéogorath ?"
"Super ! J'ai toujours rêvé de monter sur une scène et de faire un discours !"
Elle lâcha le lapin qui tomba dans un tas d'os à grand fracas, mais ça ne parut pas perturber les danseurs. L'animal, s'extirpa du tas en brandissant un crâne d'un air triomphant :
"REGARDE CE QUE J'AI TROUVE !"
Cette fois, la liche Keskipu-Selboucq interrompit ses acolytes.
Le lapin se cacha dans le crâne et se dirigea vers eux.
Iannanis soupira, en pensant qu'elle avait eu une excellent idée de mettre sa combinaison de camouflage :
"Je suis épuisée !"
Elle s'accrocha plus fermement au plafond.
"Bon. C'est pas tout ça, mais j'ai une barbe à récupèrer à présent."

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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Dim 9 Oct - 9:59

*Ding* *Dong*

Je m'approche de ce bâtiment étrange... l'Hospice.
La sonnerie, étrangement doucereuse mais mielleuse incite a rentrer.. pourtant j'ai un mauvais préssentiment...
La porte s'ouvre sur un grand couloir noir... je suis les flèches... Direction ->
J'arrive enfin a une porte blindée... un peu rouge... Subitement, je me met a penser que ces traces rouges sont peut-être du sang... mais je ne peut pas faire demi-tour. La porte s'ouvre... et j'entrevois une salle étrange avec des statues et .. UNE LICHE ?! j'ai du me gouré de porte. Je referme précipitemment la porte et j'entends:
"Mais qu'est ce qu'il nous font chier !! pourrait pas laisser notre ceremonie sacrificielle tranquille ?!" Je re-ouvre la porte et un crane avec Shocked des oreilles de lapin ?... sautille devant moi. Une femme est suspendue a une excroissance au plafond... quel Hospice de fou. Je m'enfuis en courant et tombe dans un jardin rempli de fougère. Mais qu'est ce que je fous la ? C'était la sortie normalement ! et ou sont passés ces foutus panneaux...
Déboussolé je m'assois entre les fougères et me pique le derrière sur un rateau qui était caché dans les fougères.
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MessageSujet: Re: L'Histoire de l'Hospice de Morroland   Jeu 13 Oct - 21:31

Iannanis, toujours suspendue au-dessus de la salle, exécutait une tentative d'approche de la statue de Shéogorath, en pensant qu'elle aurait dû davantage fréquenter les cours de gymnastique de l'Académie d'Acucurbitassinaripal-Poilaubral (ça va, on le sait maintenant), au lieu de pratiquer le sport en chambre avec ses petits camarades, activité amusante, certes, mais peu utile en la circonstance, bien qu'un de ses compagnons eût un jour l'idée de s'accrocher au lustre, pour l'éblouir sans doute, et que dans un mouvement de balancier un peu vif, le lustre se fût brusquement décroché pour tomber malencontreusement en plein milieu du cours de télékinésie qui avait lieu en contrebas... et j'ai fini ma phrase, vous pouvez vous ventiler.
On ne sut jamais expliquer la chute du lustre et de son occupant, mais certains voisins de chambre affirment avoir entendu un étrange dialogue juste avant :
"Iannanis, J'arriiiiiiiive ! mais que fais-tu ? mais..."
"mais quoi ? Tu voulais des sensations fortes, non?"

Donc, pendant que notre héroïne essayait de faire passer un bras devant l'autre pour progresser jusqu'à la statue, le lapin était parvenu à la table, toujours caché à l'intérieur du crâne, dont la mâchoire claqua d'un coup sec lorsque l'animal sauta entre les deux prisonniers.
"A qui ai-je l'honneur, messieurs ?"
Bien que la situation pût paraître saugrenue, de se faire interpeler par un crâne, l'un d'eux, qui avait l'air rêveur, répondit :
"Sadruddin, enchanté. Est-ce vous qui nous apportez les gâteaux mous ? J'ai perdu le mien dans le parc."
"Hm ! hm ! C'est très aimable à vous" rétorqua le lapin. Puis se tournant vers le deuxième qui lui paraissait moins dangereux :
"Et vous monsieur ?"
"TiGond de porte ! Ah! Ah! Ah! pour vous servir, Directeur de cet Hospice, d'ailleurs j'ai bien envie de prendre ma retraite."
"C'est admirable de lapin ! Hi! Hi! Hi! "

Le marquis de Valadinium, Keskipu-Selboucq et Pouss'Toah'Dlah Keujmimeth n'avaient pas remarqué tout de suite l'intrusion, mais aux rires de TiGond, qu'ils croyaient pourtant avoir endormi, et aux claquements de mâchoire répétés, ils interrompirent pour la seconde fois leur danse et leurs incantations forcément criminelles.
Ils virent un crâne au milieu de la table, qui n'y était pas auparavant, et qui se mit à déclamer, sous leurs regards médusés (et pourtant, aucun céphalopode dans le coin) :
"Grandes doctores et doctrinae,
De la rhubarbe et du séné,
Se serait à moi, sans douta, chosa folla,
Si j'alloibam m'engageare
Vobis louangeas donnare
Et adjoutare
Des étoilas au cielo,
Des ondas à l'océano,
Des lumièras au soleillo
Des fleuras au printano...
"
"...Et des poissones in avrilo" ajouta TiGond.
"Hm ! hm! Clac !" fit le lapin en sautant.
La liche pâlit encore un peu plus, Pouss'Toah'Dlah fit un bond de côté et bouscula Validinium qui commençait à s'endormir.

"JE POURSUIS" clama le lapin : " Toute conscience droite peut reconnaître qu'elle se trouve ainsi acculée _non, ce n'est pas un gros mot _ à une double décision : le travers (de porc), le centre-ville ou une bonne droite en passant par un crochet du gauche. N'est-ce pas, d'avance et sans procès, se mettre dans son tort ? Aussi devine-t-on derrière toutes ces disputes le rire jaune de Satan."

"Je t'en ficherai du sale temps, tiens !" pensa Iannanis qui, dans un mouvement de torsion extrême, allongeait la jambe afin de prendre pied sur la tête de Shéogorath.
"Clac! clac !" continuait le crâne : "L'entreprise qui soupçonne à bon droit les représentations réifiées où la vie a tôt fait de se perdre, le corollaire étant cette manière complexe et toujours ambiguë dont elle devra tenir son rôle dans une école dont le motif est par essence contraire, ou qu'on retire à la pompe, et je ne parle pas des vaches, ni des chèvres..."

"Gnnn...Ca y est !" Iannanis avait enfin réussi à s'installer sur une épaule du dieu.
Elle touchait au terme de sa quête... et allait pouvoir vider le contenu de ses fouilles dans des caisses.
Elle tendit une main fébrile vers la barbe tant convoitée pour en arracher quelques poils.
Mais quelle ne fut pas sa surprise quand tout vint avec !
"QUOI ! Une fausse barbe !"
"Ho! Ho! Ho! " fit une voix grave et posée venant de nulle part : "La farce est bonne !"


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